Affichage des articles dont le libellé est Antique-Médieval. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Antique-Médieval. Afficher tous les articles

vendredi 7 juin 2013

Sparabara perses


Et voici 2 sparabaras (morteurs de spara) perses, classés fantassins moyens mixtes (les deux socles avec boucliers noirs, entourés des Immortels). Le strict minimum et je n'en ferais pas plus au vu de leur rapport qualité/budget peu favorable... ce sont des figurines Essex 15mm (en dehors d'un porteur de spara bricolé au milieu du premier socle).

Here are two bases of persian sparabas (with black sparas). Essex miniatures.

Et j'en ai profité pour resocler mes mercenaires grecs (Chariot miniatures / Magister militum).

And some greeks mercenary Chariot/Magiter Militum.




Il me reste deux socles de cavaliers à réaliser avant de passer à autre chose. Au programme : reprendre en terminer mes Irlandais en 15mm, attaquer mes Moldaves en 28mm et continuer mes Français ordonnance (ou Guerres d'Italie) 28mm.

lundi 20 mai 2013

Immortels !


Non, pas Toulon (j'étais pour Clermont-Ferrand !) mais les 10 000 Perses de l'armée permanente. Et en voilà trois unités pour ADG, lanciers moyens mixtes élite. Pour la peinture, je me suis inspiré des travaux de Nick Sekunda (The persian army 560-330 BC, chez Osprey Elite), sauf pour les boucliers qui sont inspirés de l'ouvrage de Duncan Head (The achaemenid persian army, montverd Publications). Les figurines, très réussies, sont des Essex miniatures.
Prochaines unités : quelques sparabara de base...

Here are 3 units of persian immortals for l'Art de la Guerre. Colors are taken from Nick Sekunda's persian army (Osprey Elite serie). Spara colors are from Duncan Head's Achaemenid persian army (Montverd Publications). Figures are Essex miniatures.




vendredi 5 avril 2013

Tournois des IPO-Levallois


Je suis inscris au tournoi des IPOs. Mais... c'est un tournoi à thème : il me fallait une armée commandée par un stratège et... je n'en ai pas (ou plutôt, pas dans la période couverte). Cela fait donc des semaines que je me gratte la tête et que j'essaye des armées à partir de ce que j'ai.
And the winner is.... les Perses achemenides de Cyrus !
Bon d'accord, je jouerais cette liste mais... j'ai vendu toutes mes figurines perses : (    : (
Qu'à cela ne tienne, je vais recycler mes scythes. Ce sera donc une armée perse ayant lourdement recruté aux confins de la scythie...

Voici donc mes sparabaras, du pur fantassin scythe (ATF) reconverti et entraîné aux tactiques achemenides :


 Et surtout, quelques nouvelles plaquettes peintes pour l'occasion : deux cavaliers arachosiens - perdus dans les terres occidentales - et un chameau léger. Ce sont des chameaux ATF (gamme turque napoléonienne) montés par des archers à cheval scythes... même principe que ceux que j'ai récemment réalisés en 28mm. Les Arachosiens sont des Gladiator de mémoire...


Et enfin, le plus important de tout... mes marqueurs embuscades ! Ben oui, avec un stratège, on a le droit à trois de ces marqueurs... Quelques grecs Xyston et une cavalière scythe ATF font office d'avant-postes...


La cavalerie sera formée à partir de mes cavaliers scythes et l'infanterie légère, à base de LI grecs et scythes.

dimanche 24 mars 2013

Complément lagide...


... ou plutôt séleucide devrais-je dire !
En attendant mes Moldo-Valaques, j'ai fais quelques socles supplémentaires pour mes armées hellénistiques 28mm pour ADG. Au cas où, pour Antika (en octobre), je n'aurais pas eu le temps de terminer mes Moldaves.
Voici des archers à cheval parthes pour transformer mon armée lagide en séleucide (au moins un LH scythe obligatoire). Les figurines sont petites mais superbes, avec une gravure fine et irréprochable. Elles avaient été à l'époque gravées pour la marque Vendel qui n'existe plus. La gamme avait été reprise par Stafford Miniatures mais... je ne les vois plus à leur catalogue !
Mais que sont ces superbes Parthes devenus ?



 Et un char à faux bricolé avec 4 chevaux parthes en rab' (vous allez vite comprendre pourquoi...). Comme je n'aurais jamais eu le courage de bricoler un vrai char à faux, et qu'il n'aurait de toutes façons pas tenu sur un socle, en voilà un qui a perdu sa caisse après avoir explosé son essieu sur une pierre... le conducteur s'est retrouvé entraîné dans l'élan et je ne donne pas cher de sa peau maintenant ! En même temps, même avant l'accident, je n'aurais pas donné cher de sa peau... Bref une petite pièce bricolée qui fera parfaitement l'affaire pour une unité qui n'a pas vocation à rester longtemps sur une table de jeu.



Et "on the workbench", enfin le pourquoi de ces chevaux en rab' : voilà deux unités de Chameaux légers arcs (théoriquement bédouins, même si les miens ont plus des têtes d'Iraniens !), chameaux que l'on trouve aussi bien dans les listes Lagide que Séleucide. Les chameaux sont des Alain Touller et les archers... vous les avez reconnus, des Parthes ex-Vendel !


Allez, une fois les chameaux terminés, je me remets à mes Moldaves...

mardi 12 mars 2013

Commandement Moldo-valaque


Un petit peu de peinture... Pour commencer, mon commandement Moldave. Le cavalier pourrait représenter Stéphane le Grand qui avait à priori les cheveux assez clair. Je ne me suis pas cassé... il est armé pour le combat donc sans fioritures ! Je regrette tout de même de ne pas lui avoir fait une cape.
Son équivalent à pied pourra représenter le voïvode démonté, ou un de ses généraux.





Ci-dessus, plusieurs représentations de Stefan cel Mare (Stéphane - ou Étienne - le Grand - 1433-1504, voïvode de Moldavie de 1457 à 1504). Il parvient notamment à battre les Hongrois de  Matthias Corvin à la bataille de Baia, en 1467, et les ottomans de Mehmed II à Podul Inalt, en 1475. Mais il est battu par ces mêmes Turcs en 1476 Valea Alba. Il fut surnommé "l'athlète de la Chrétienté" par le pape Sixte VI. 

Et pour finir, un capitaine de compagnie d'ordonnance. Il n'est pas terminé puisque je n'ai toujours pas déterminé qui il représente et donc, sa cotte d'armes.


lundi 21 janvier 2013

Bataille de Manzikert


Le 26 août 1071, le sultan seldjouquide Alp Arslan met en déroute l'armée byzantine de l'empereur Romain IV Diogène près de la ville de Manzikert (Turquie actuelle et ancienne Arménie).
Nous avons reconstitué cette bataille ce samedi, à l'occasion du festival de jeu de Fonbeauzard, au nord de Toulouse, avec la règle l'Art de la Guerre, à l'échelle 15mm. Nous avons joué en 300 points avec 4 joueurs de chaque côté.
Je jouais du côté turc avec un corps turcoman (centre gauche). François commandait l'autre corps turcoman (aile droite), Paul "l'Anglais" avait la responsabilité du corps de ghulams (la cavalerie lourde arc élite, au centre droit)) et Bernard avait la difficile mission de prendre en charge le corps allié kurde (aile gauche).
face à nous, Brice, Laurent et Jérémy commandaient chacun un corps byzantin et Salvador le corps allié arménien.
Voici donc quelques photos ratées...


Ci-dessous : l'aile gauche qui a vu s'opposer le corps allié kurde (de dos) et le corps allié arménien.
A l'extrême gauche : mon corps turcoman qui est passé du centre gauche à l'extrême gauche pour tenter d'envelopper les Arméniens de Savador... sans succès. Les skutatoï byzantins de Jérémy sont venus soutenir l'allié arménien. Les Kurdes de Bernard finiront par venir s'écraser contre l'infanterie armeno-byzantine très bien commandée alors que je m'évertue sans succès de trouver une ouverture...




Les LI et LH au centre font partie de mon corps turcoman. Ils parviendront bien à fixer une partie de l'ennemi au centre.
A droite, les Ghulams de Paul et les Turcomans de François ont la difficile mission de contenir l'ensemble de la cavalerie lourde byzantine. Les Ghulams parviendront à résister alors que les Turcomans se feront étriller, après une première bonne résistance.
Notre plan de départ était de faire passer les Ghulams à l'extrême gauche pour faire le trou avec les Kurdes. Au vu du premier jet de commandement (1 pour les Ghulams), nous avons dû revoir notre plan et ce sont mes turcomans qui se sont vus attribués cette mission. 
Epilogue : nette victoire byzantine.

Cette agréable journée se terminera par quelques parties de Saga... mais j'ai oublié de prendre des photos !

samedi 22 septembre 2012

Nos Ancêtres les Alains...


Il s'agit du titre de l'article de votre serviteur que vous trouverez dans la toute récente revue du groupes Histoire & Collections : Histoires de France. Il s'agit du numéro 2. L'article en question traite des éphémères royaumes Alains de France, apparus et disparus au cours du Ve siècle. 
Quelques idées pour vos futures armées...


dimanche 2 septembre 2012

Coureurs, la suite...


Deux photos prises à la va-vite des deux coureurs suivants...



Celui de gauche a vu son bras droit troqué contre un d'une boite plastique...

samedi 1 septembre 2012

Coureurs des compagnies d'Ordonnance


Et voilà les premiers cavaliers pour mon armée Louis XI, Charles VIII ou Louis XII. Ce sont des archers d'ordonnance montés. Les chroniques les nomment souvent "coureurs" ou "chevaucheurs", évoquant ainsi indirectement leur principal rôle (reconnaissances, fourrage, coups de main, flanc-gardes, avant-postes...). Ces missions ne leurs étaient d'ailleurs pas exclusivement dévolues puisqu'ils pouvaient être menés par des hommes d'armes en armure légère. La brigandine était d'ailleurs très appréciée par ceux-ci.
Les figurines sont des coureurs Perry guerre des Roses. Les poses sont exceptionnelles (spécialité des frères Perry !) : ils sont en pleine action de reconnaissance. Et comme j'ai voulu en faire des archers d'ordonnance, ils ont subi une légère modification : ajout d'un arc ou d'une arbalète et d'une trousse prélevées sur les grappes plastiques...







Je vais me faire houspiller par Siaba... On voit bien, sur cette dernière photo, que j'ai mal ébarbé les figurines...



jeudi 16 août 2012

Retour au 15mm


Retour à AdG et au 15mm. Parallèlement à mes compagnies d'ordonnances en 28mm, j'en profite pour peindre l'équivalent en 15mm. Histoire d'avoir une armée avec des chevaliers, pour varier.
Et voilà les sept premières unités : quatre gendarmes, un unité d'archers d'ordonnance montés et deux LC arbalétriers montés, plus un général. Les gendarmes, les archers montés (comme hobilars) et les futures archers à pied sont aussi prévus pour passer mes Irlandais en Anglo-Irlandais (mais il va me falloir me décider à peindre les Galloglaigh...).
Bref, je me disperse un peu là...

 

mardi 3 avril 2012

La bataille de Galway

Le Connemara, à l'ouest de l'Irlande, était une région calme avant que ne débarque cette armée d'emplumés. Aztèques qu'ils s'appelaient...
Il a fallu rapidement lever des troupes pour s'opposer à cette invasion. Mais rien ne pu s'opposer à ces guerriers d'élite.


Première sortie pour mes Irlandais féodaux, bien que pas tout à fait terminés. Ils ont l'honneur d'affronter les superbes Aztèques de Ludo. Une armée de fantassins moyens contre une autre armée de fantassins moyens. Les Irlandais ne se distinguent que par quelques unités d'élite (4 FM), leurs armes à deux mains et un peu de cavalerie moyenne et légère.
Face à pléthore d'infanterie moyenne élite, impact ou A2M bien soutenus par des tireurs, quelques archers élites ou pas, quelques atlatl, les fiers Irlandais ont soufferts. Affaiblis par les flèches puis dominés individuellement par la qualité, ils n'ont pas su exploiter leur nombre supérieur (29 vs 26). Bref, première sortie, première défaite !

Deux photos très moches pour tenter de vous montrer les superbes Aztèques de Ludo...


mardi 14 février 2012

C'est reparti !

ça y est. J'ai terminé les quelques phalangites lagides/achéens qui trainaient là sur l'établi. Ils me serviront soit à faire un sixième socle pour AdG, soit pour faire "de la monnaie" aux règles où l'on retire les pertes "à la figurine" (beuerk...).


Du coup, j'ai ressorti mes figurines "Ages sombres" comme disent les Anglais. Juste le temps de terminer un tireur d'élite français 1944-45 (pour Operation Squad) et j'attaque en parallèle des Vikings de Dublin (ou "Hiberno-Norses") et des Carolingiens pour Saga. Pour ces derniers, aux côtés de vieilles figurines Essex, je transforme quelques Vikings de la boite plastique Gripping Beast. Le corps est parfait, il me faut juste modifier quelques têtes pour ne pas avoir que des barbus. Notamment avec quelques têtes de Gaulois Warlord (dont une, imberbe, est parfaite). Le bouclier n'est pas parfait (plat au lieu d'être concave) mais ça fera l'affaire.
Bientôt quelques photos...

samedi 4 février 2012

WAB 2.0 et la liste Asterix


J'ai donné mon avis sur le "Armies of Antiquity" lors de mon dernier message. J'ai même revu ma position pour finir sur une impression très positive de ces listes. Bref, me concernant, un excellent achat.
Néanmoins, plus qu'un problème de liste d'armée, il reste que le système WAB restitue particulièrement mal les listes barbares. C'est ce que l'on pourrait appeler "le syndrome d'Asterix". Ce n'est d'ailleurs pas un travers propre à WAB mais à la majeure partie des systèmes de règles populaires, DBM et AdG inclus.


Pour simuler le mode de combat des Celtes, Germains et autres barbares (y compris, concernant WAB, les Thraces !), les concepteurs ont créé la notion "d'impétueux" et/ou de "warband". Et ce principe, pour DBM et AdG, a été élargi aux chevaliers.
Résumons donc ce concept : ces troupes sont incontrôlables, donc, dès qu'elles sont "à portée de charge" (DBM, AdG) ou que vous manquez un jet de dé (WAB), elles partent en charge incontrôlée. Le système WAB est tout particulièrement stupide puisqu'il repose sur le simple hasard (1 chance sur 6, probablement le "pas de bol" : au moment même où vous êtes en train de pisser derrière un arbre, vos guerriers ont décidé de charger !). Ne jetons tout de même pas plus la pierre à WAB qu'aux autres systèmes, les autres ne sont pas mieux ! Ainsi, pour AdG et DBM, dès que le barbare est à portée de charge, il range son cerveau dans une petite boite pour charger bêtement. Bon c'est tout de même pas très cohérent, donc on n'y rajoute toute une série d'exception : si l'adversaire est retranché, si c'est un cavalier/chevalier, si c'est un éléphant ou si c'est un char d'assaut par exemple. Ben oui, le barbare est stupide mais là, alors qu'on croyait tous que le Gaulois n'avait peur que d'une seule chose, que le ciel lui tombe sur la tête, on se rend compte qu'il a aussi peur de plein d'autres trucs... et en plus, il court moins vite qu'un cheval ! C'est ballot ça... Heureusement, pour WAB, le barbare est moins stupide que ça : il n'a peur de rien ! Et si une souris a le malheur de traverser le champ de bataille, gare à ses fesses !
Bon, je me moque, mais pourquoi pas ? Peut-être que le Gaulois se comportait comme ça dans la réalité, non ?

J'ai bien sûr un point de vue tout à fait différent sur le sujet. Et de nombreux témoignages (de Polybe, César ou autres historiens contemporains) montrent non seulement que le barbare pouvait être très discipliné, mais qu'il était aussi assez habile pour coller des tôles aux Romains. Sans avoir à attendre, ou à craindre, le "1" sur un D6...
Il me faut, à mon sens, distinguer deux concepts : la manière de combattre et le contrôle des troupes. Pour la manière de combattre, la plupart des règles ont retenu que les barbares privilégiaient le choc, grâce à son équipement adapté, le tout argumenté par de nombreux témoignages. Et le principe reste le même pour les chevaliers du moyen-âge. C'est la règle spéciale de "First charge" à WAB (mais ne s'applique qu'aux chevaliers) ou l'excellente "charge percutante" d'AdG. Selon ce point de vue très intéressant, la façon de combattre de ces troupes repose sur l'impact de la première charge, sur le "ça passe ou ça casse". Et quand ça passe, ça fait très mal. Sur ce point, rien à redire  : ces deux approches me paraissent intéressantes (il faudrait juste que WAB l'applique aux guerriers barbares !). Quand à DBM, il intègre cet effet dans son tableau de résultat des combats, ce qui revient au même.
Le second concept, celui que je critique, est le problème du contrôle. Il part du principe que c'est le foutoir, que personne ne décide, ou plutôt que chaque petite unité décide à sa guise. Bref, que vous, joueurs ou généraux, vous ne décidez rien. Il va donc me falloir un peu de temps pour décortiquer mon point de vue...
Ce qui distingue les nations "barbares" (y compris les "Francs" féodaux) des nations civilisées (qui ont, elles, le droit d'être affublées du brillant qualificatif de "civilisations") c'est en réalité leur environnement d'origine. Il est "rural" pour les barbares, et "citadin" pour les nations dites civilisées. Or, je ne vous apprendrais rien en écrivant que vous parviendrez à loger plus du monde dans une ville que dans un "village gaulois", fusse-t-il un oppidum ! Conséquence : il sera plus facile de mettre au pas tout ce petit monde, sous un chef unique et avec un entrainement uniformisé... Le "tout le monde en rang sur l'homme de base... je ne veux voir qu'une tête" contre le "Bordelos, pose ta p... de faux, prends ton bouclier et viens te ranger avec les autres ! Il va pas s'envoler ton champ !" La seconde implication de cet exemple, c'est que le citadin va être "enrôlé" comme "conscrit" et donc entrainé pendant quelques années, puis "relâché" (la "quille")  dans la vie civile au terme de son temps. Alors que le guerrier rural reprendra systématiquement les armes à la belle saison, notamment en période de crise (ou pour arrondir ses fins de mois). En contrepartie, le soldat des champs, endurant des conditions plus rudes, sera probablement plus endurant et résistant que le soldat des villes.
De là à dire que la taille du cerveau du soldat des champs, ou plutôt de son chef, est moindre que celle du soldat/chef des villes, faut tout de même pas pousser mémé dans les orties. Non. Par contre, comme nous l'avons vu, l'armée gauloise sera constituée d'un amalgame de tribus ayant toutes leurs propres chefs, le tout commandé par un "roi" (Rix) plus ou moins controversé. Alors que l'armée grecque, macédonienne ou romaine sera constituée d'un amalgame de villes/cités, ayant toutes leurs propres officiers, le tout commandé par un roi, ou tyran, ou stratège, plus ou moins controversé... La différence est subtile non ? Il n'est même pas sûr que ce soit plus compliqué pour le grand chef Gaulois, qui doit parvenir à mettre d'accord des centaines de chefs de tribus, puisque les clans dépendaient de tribus, qui étaient regroupés en confédérations... tout comme les Grecs par exemple. Bref, où est la différence, en dehors du fait que le Gaulois est un sacré ripailleur ? Doit-on simuler d'une façon différente les querelles entre chefs et petit-chefs de tribus (ou de confédérations) et celles entre généraux, qu'ils soient consuls, stratèges ou je ne sais quoi d'autre ? les rivalités de cours sont-elles différentes des rivalités entre chefs de tribus ?
Et en pratique, pourquoi les Celtes de "Brennus" se sont-il permis de détruire bêtement deux armées Macédoniennes et dépeupler cette nation de soldats "civilisés", en 277, plutôt que de venir s'empaler  sur les piques, en hommes sensés et civilisés, comme les deux cohortes italiennes ont su le faire à Pydna ? Pourquoi a t-il fallu un Marius pour que les romains arrêtent une série de victoires germano-celtes sur la civilisation des soldats disciplinés ? Et les Celtes qui ont battu quelques armées romaines en Italie du Nord, à l'époque d'Hannibal, ont-ils réussi l'exploit de ne jamais faire  "1" au dé ?
On le voit, ce type de règle amène trop d'incohérences, trop de cas particuliers à gérer. Bien sûr qu'il y a probablement eu, au sein des armées barbares, des chefs dissidents (comme le corps gaulois qui a préféré se beurrer la tronche la veille de la bataille du Métaure). Comme il y a eu quelques Comtes arrogants dans les armées féodales et médiévales, qui préféraient ignorer les instructions, profitant d'un pouvoir faible, et remporter une gloire inégalable dans une belle charge. Mais on trouvera autant d'exemples de ce type dans les armées dites "régulières". Nous sommes tous convaincus que les généraux de Napoléon, en Espagne, avaient un sens du devoir commun incomparable, non ? Et que Hermias, tuteur fourbe et ambitieux du jeune Antiochos, a  bien eu raison de se débarrasser d'Épigénès, le meilleur stratège séleucide, qui manquera grandement à la bataille de Raphia, n'est-ce pas ?
Quant aux solutions, elles ne manquent pas. Plutôt que d'imposer un point de vue, il me parait déjà préférable de laisser au joueur la responsabilité du choix.
Pour WAB, par exemple, il serait préférable d'associer la règle Warband (au sens incontrôlable) à un chef (comme WAB sait bien les faire, de type super-héros) et non pas à un type de guerrier. Si ce super-chef se met à la tête d'une unité, alors celle-ci deviendrait incontrôlable (et l'unité bénéficiera, en échange d'un super-perso-de-la-mort-qui-tue pour faire un gros trou dans les lignes ennemies). On peut bien sûr imaginer le même principe pour certaines unités de chevaliers.
Dans le cas d'AdG (ou DBM) pourquoi ne pas avoir une approche comparable ? C'est à dire, abandonner la notion "d'impétueux" pour les troupes, mais l'associer à un sous-général. Ainsi pour simuler les quelques tribus incontrôlables, comme les Gaulois d'Hasdrubal ou les Gaesati à Telamon, il suffit de proposer, dans la liste d'armée, un corps allié, pour un budget plus favorable, qui aurait une première réaction incontrôlable liée à son général. Par exemple : sur un "1" au dé, comme c'est déjà le cas dans ces règles, ce corps serait "non fiable" c'est à dire qu'il n'a pas envie de combattre. Alors que, sur un "6" au dé, il serait trop sûr de lui, conférant la capacité "impétueux" à tout son corps. Celle-ci pourrait être éventuellement traitée d'une façon proche des règles actuelles : les points de commandement devront être utilisés pour diriger les unités du corps vers l'ennemi (et/ou charger) ou pour les "retenir", avec un coût plus élevé. 
Ce ne sont que quelques possibilités qui montrent uniquement que ce ne sont pas les solutions qui manquent !

Ci-dessus : un Gaulois jovial et ripailleur expliquant à l'ennemi sa façon de voir les choses...

mardi 25 octobre 2011

Antika 2011

J'étais à Antika, qui a eu lieu ce week-end à Eysines, en banlieue Bordelaise. Nous étions 8 joueurs et... c'était un tournoi en 28mm ! Voilà donc quelques photos de mes deux dernières parties. Je jouais Lagide et j'affrontais, dimanche matin, les Almogovares de Xavier puis les Vikings de Christophe. Ces derniers étaient superbes !

Troisième partie, contre Xavier. Partie entrecoupée par le match de Rugby, qui a vu une fabuleuse équipe française héroïque... un grand bravo à eux !

 Quant à moi, l'agressivité de Xavier et l'élément infranchissable qu'il m'a posé en plein milieu de ma zone de déploiement m'a poussé à faire roquer mes deux ailes (cavalerie roquant avec l'infanterie moyenne et les éléphants). Manœuvre compliquée, trop lente à mon goût, (les généraux étaient peu motivés par cette manœuvre) mais qui m'a permis d'obtenir la victoire...



Quatrième et dernière partie, contre les Vikings de Christophe... un mur d'infanterie lourde et... pour changer, un énorme terrain infranchissable en plein milieu de ma zone de déploiement. De mon côté, je ne parviens pas à placer des éléments accidentés qui pourraient être gênants pour mon adversaire...




Après tergiversations, j'opte pour un des deux plans que j'avais en tête mais je regrette ce choix après coup. Corps de cavalerie à droite, phalange au centre et, à gauche du terrain infranchissable, mon infanterie moyenne et mes éléphants. Mon plan est alors de passer ma cavalerie au centre pour que son action, combinée à celle des éléphants, détruise le corps allié breton (tout cavalerie). La phalange servirait alors d'aile droite, bien ancrée entre le terrain infranchissable et le bord de table. Cette manœuvre s'avérera mal pensée, le corps breton étant constitué essentiellement de LC et donc inatteignable... et je jouerais mal le coup. Heureusement, mon adversaire jouant très (trop) lentement, j'obtiendrais un nul défavorable.
J'aurais dû opter pour mon second plan : corps moyen et phalange placé à gauche du terrain infranchissable (donc sur une moitié de table) et cavalerie en marche de flanc à l'opposé. Voilà ce qui arrive lorsque l'on tergiverse !
Bilan : avec 3 nuls et une victoire, je termine 3ème.
Un grand merci aux organisateurs pour leur accueil, pour le cadre, pour l'interlude Rugby du dimanche matin, pour leur gentillesse... bref, pour nous avoir fait partager un super tournoi !

mercredi 28 septembre 2011

Retour à l'Art de la Guerre

Deux parties d'AdG ces derniers temps : une il y a quelques semaines et une autre hier soir.
La première a été jouée à mon ancien club de Lattes, près de Montpellier, contre Jeff. Mes Gaulois affrontaient ses Romains république. Disons-le tout de suite, je me suis pris une rouste. 
Mon armée, relativement lourde, nécessitait un terrain dégagé (4 guerriers MI et 3 HI dans un premier corps puis 6 guerriers HI  et autant de LI dans le second, le troisième corps étant composé de cavalerie (6 cavaliers moyens élite et un LC). La phase de terrain a été catastrophique pour moi : tous les terrains sont tombés de mon côté ! Moi qui espérait envelopper mon adversaire grâce à ma grosse aile de cavalerie... J'ai dû placer ce corps derrière une colline broussailleuse, pour laisser le peu de plaine qui restait à mes HI. Résultat : bien ralentis par les LC numides, ils n'ont pas pu entamer l'aile opposée et ainsi sauver la partie. Pour le reste, Jeff a concentré ses nombreuses troupes moyennes et éléphants sur mes 4 MI placés dans les terrains sur l'autre aile. Puis il les a détruit et s'est retourné sur mon centre. Bref, lourde défaite.

Donc, pour changer, hier on jouait en médiéval : mes Mongols contre les Birmans de Ludo. Là aussi, mes armes n'ont pas été victorieuses. La partie se termine dans le temps imparti (un peu plus même) par un match nul, mais je la considère plutôt comme une défaite, n'ayant réussi à trouver (ou exploiter) aucune faille dans le dispositif de Ludo. N'ayant  jamais eu l'initiative, j'ai subi la pression birmane durant pratiquement toute la partie. Pourtant, je ne m'en suis pas trop mal sorti côté terrain. Certes Ludo a réussi à réduire le champ de bataille grâce à un rivage sur mon aile droite, quelques terrains accidentés dans sa zone de déploiement et une forêt et une broussaille sur mon aile gauche, mais je suis parvenu à poser une grosse colline (pour protéger mes cavaliers des tirs) et surtout, un terrain infranchissable (étang) qui, disposé en biais du côté du rivage, me permit de rendre mon camp imprenable (placé derrière l'étang, sachant que l'espace entre l'extrémité de l'étant et le rivage n'est pas assez large pour laisser passer un élément...).



Face aux deux gros corps Birmans composés chacun de 2 éléphants, 2 archers et 2 lanciers ou fantassins moyens, j'aligne mes deux gros corps de 5 cavaliers moyens élite, le premier (aile droite) masqué de 3 LC, le second, disposé derrière 4 socles d'otages et appuyés sur le bois où sont embusqués 4 LI. Mon dernier corps (2 cavaliers moyens élite et 3 LC) est mis en marche de flanc (sur mon aile gauche) : il doit débarquer là où se trouve le troisième corps birman composé de deux archers et 3 cavaliers moyens.
Mon camp inexpugnable, mon plan est de ralentir le plus longtemps les deux gros corps birmans, en leur infligeant un maximum de pertes au tir, puis de décrocher vers mon aile gauche, pour renverser le front à 90° (dos au flanc sur lequel devrait déboucher ma marche de flanc).
J'ai l'initiative : j'avance donc mes LC de droite concentrer leurs tirs sur les deux LI qui protègent les éléphants. Mais dans le même temps, je fais une grave erreur : j'avance aussi ma cavalerie pour essayer d'infliger des pertes supplémentaires aux Birmans. Au centre, je maintiens mon erreur en déployant la cavalerie mongole en seconde ligne des otages, destinés à ralentir l'avance ennemie. Ces deux premiers mouvements sont une erreur par rapport à mon plan de départ parce que la distance que doit parcourir mon aile droite pour inverser le front est énorme. Il fallait commencer le plus tôt possible ce mouvement en faisant glisser mes deux corps de cavalerie ; le corps de droite vers le centre et le corps du centre vers ma gauche. LC et otages auraient alors suffis pour ralentir l'ennemi. D'ailleurs, en dehors des pertes au tir infligés par mes LC, les autres tirs (ceux de la cavalerie moyenne) seront inefficaces. En retour, les tirs des archers vont me faire mal.
Ma marche de flanc ne rentrera pas au premier tour... mais je ne l'attendais pas si tôt !

 

On voit bien ici les effets de mon erreur... mon corps de droite, au lieu de prendre sa place au centre, va passer derrière le corps du centre que j'ai choisi de laisser sur place pour le laisser passer. Il était trop tard, de mon point de vue, pour réaliser le glissement : la probabilité que le corps de droite se fasse prendre de dos était maintenant trop importante.



Alors que le corps de droite, bien abimé par les tirs, s'échappe, le corps du centre va se sacrifier pour les couvrir. Il encaisse 2 éléphants et 2 lanciers moyens et mange grave... Mais il tient et son général réussit à récupérer quelques points de cohésion.
Pendant ce temps, ma marche de flanc est entrée et va essayer de foncer sur les bagages... sans succès ! Une colline broussailleuse, bien tenue par 2 archers soutenus par un cavalier couvrent efficacement son accès.
Ma manœuvre de renversement trop tardive ne pourra donc rien donner : je n'ai pas assez de troupe sur le secteur de gauche pour prendre l'offensive sur son flanc et je me trouve obligé de sacrifier un corps entier de cavaliers moyens. Ces 4 héros vont tenir un tour de plus puis, une fois le corps qu'ils protégeaient mis en sécurité, ils vont rompre le combat (3 des cavaliers ont alors perdus 3 points de cohésion, le dernier en ayant perdu un seul...). Ils vont alors se retrouver en bord de table. Plutôt que de les sacrifier lorsque Ludo déclare la charge, j'opte pour l'esquive; les faisant sortir de table. Ayant déjà perdu un LC de la sorte, ce sont 5 unités qui sont sorties, ramenant mon seuil de démoralisation de 22 éléments à 17.
Du côté de ma marche de flanc, une faute d'inattention me fait rater l'occasion de menacer ses bagages (une charge déclarée trop tôt, sans avoir préalablement indiqué la (bonne) direction. Deux cavaliers birmans esquivent en direction de leurs bagages et je ne peux les poursuivre dans cette direction. Cette erreur est néanmoins anecdotique (mes probabilités de réussite, sans perdre mes deux cavaliers, restant trop aléatoires). Par contre, si j'avais bien déroulé mon mouvement d'ensemble, j'aurais eu à cet endroit précis 4 cavaliers supplémentaires, qui m'auraient permis d'exploiter la situation...
En fin de compte, je perds 4 cavaliers légers et beaucoup de points de cohésions. Je finis donc à 12 pertes sur 17 en ayant infligé que peu de pertes à Ludo (il a eu largement le temps de rallier ses unités ayant subies des pertes au tir).
Les Mongols sont toujours aussi "touchy" à jouer et la moindre erreur de timing peut ruiner tout un plan. Mais c'est bien ce qui fait l'intérêt de cette armée ! J'ai énormément souffert des tirs des archers dans cette partie, contre lesquels je n'ai pas encore de parade. Il va falloir y réfléchir sérieusement...