mercredi 30 mars 2011

Le désert des Tartares

Hier soir, nouvelle partie de l'Art de la Guerre contre Canis & ses Byzantins Nicéphores. Face à eux, j'aligne mes Mongols que je souhaite affiner.
Malgré ma faible agressivité, j'attaque. Je n'ai donc pas le droit à la steppe et je choisis plaine. Canis souhaite un terrain dégagé (ça me va bien) mais aussi une protection pour ses flancs. Il ne parvient pas à placer un rivage mais peut placer un village sur un flanc et un terrain infranchissable de l'autre (étang), ainsi que le champ obligatoire de ce même côté (mais de mon côté). Je place une colline douce et un tout petit champ. Enfin, je parviens à faire pivoter son étang pour réduire son front et m'aménager un passage entre lui et le bord de table...
Nous déployons nos corps. L'aile droite de Canis, devant ses bagages, est constitué d'un petit corps de 2 cavaliers lourds impact arc élite plus 2 LC arc, son centre comprend 2 LC arc élite et 3 skoutatoï mixte (avec arc) et sa (grosse) aile gauche, de 3 varangues lance élite, de 6 cavaliers lourds impacts (3 de chaque côté des Varegues), les cavaliers étant masqués par les LI arc ou javelot.
Face à lui, je ne place rien sur mon aile gauche, mais deux LC arc élite de mon centre vont tenter de freiner son petit corps de cavalerie. le reste de mon centre est composé de 4 otages sacrifiables, 4 cavaliers lourds arc élite et 1 cavalier moyen arc élite. Mon aile droite se compose de 5 cavaliers moyens arc élite, de 4 LC arc et de 2 LI arc (embusqués dans les champs). Enfin, mon troisième corps (3 LC arc) est placé en marche de flanc (du côté de ses bagages).

Premier tour, Canis gagne l'initiative et essaye de me "sauter à la gorge". mais ces corps peu manoeuvrables (disposés chacun cavalerie-infanterie-cavalerie) se trainent... Je vais donc pouvoir, à mon tour, envoyer mes LC et mes otages en avant pour ralentir tout ça. Ma marche de flanc n'entrera pas dans les premiers tours et je tente une manœuvre inutile et sans aucun intérêt (sur le moment je voulais renforcer mon aile gauche qui se retrouve en position délicate), qui consiste à "roquer" ma cavalerie lourde avec ma cavalerie moyenne. La suite des évènements confirmera que cette manœuvre n'était pas utile et allait me mettre un sacré bordel dans mes lignes de commandement...
Ma stratégie est simple : ralentir l'ennemi en reculant, l'attirer dans mes lignes pour frapper le plus tard possible, c'est à dire lorsque ma marche de flanc sera entrée et lorsque la ligne ennemie aura au moins in flanc découvert (du côté de mes tirailleurs embusqués ou du côté des otages si ils résistent assez longtemps...).

Canis a compris que la montre joue pour moi. Mais les Dieux ne vont pas être de son côté... Ses deux LCs Pechenegs qui se ruent pour scotcher mes LC mongols se prennent tous les deux une perte de cohésion dès mon premier tir (LC arc élite). Il va donc être obligé par la suite, de les retirer du front et de faire faire le boulot par sa cavalerie d'élite... Un Pecheneg va rapidement repartir pour le purgatoire ...


Au centre, mes otages, après avoir bien progressé, font leur boulot. Les lanciers/archers byzantins ne peuvent les charger et ils les abreuvent donc d'une pluie de flèches. A ce rythme-là, il lui faudra bien 3 tours pour se débarrasser d'eux. Je ne peux plus guère les manœuvrer, leur général étant hors de portée après mon "roque" malheureux. La cavalerie moyenne mongole est venue se placer en protection de cet aile, flanc refusé (hors les otages pour lesquels nous n'avons pour l'instant reçu aucune plainte des associations humanitaires...).

Sur l'autre aile, j'avance trop ma ligne de cavalerie lourde... Du coup, je ne parviens pas à faire ce que j'avais prévu : je ne peux décaler ma ligne plus à droite pour faire face à son aile gauche de cavalerie. Je parviens par contre sans problème à placer les LC de l'autre corps face à ses Varegues...

Le cavalier moyen du corps lourd s'est pris un tir par les LI byzantins et décident de retraiter...
... ainsi que la Garde du Khan qui s'était trop avancée. Par ce repli qui suit mon avance idiote, je perds un tir. Mais il est trop tôt pour engager ma ligne !

Enfin, ma marche de flanc va finir par arriver pour piller ses bagages dès le tour suivant... C'est toujours ça de pris... Et cet évènement va me permettre de reprendre l'initiative...

Toujours sur cette aile, énervé par cette foule hurlante qui bloque son infanterie, Canis envoie une LH sur les otages affaiblis par les tirs. Mais il lui faudra à peine 2 tours pour détruire toute la ligne car cette superbe unité de turcs va gagner tous ces combats (suite à une erreur de ma part qui vaut pour les deux joueurs, on a jouer les poursuites pour chaque mêlée, alors que normalement seul le joueur en phase peut poursuivre.. Il aurait donc fallu, théoriquement, 3 tours de jeu pour détruire 3 unités, et non 3 phases de mêlée... mais ce fut sans conséquence sur la partie).
Derrière, sa cavalerie d'élite va réussir à détruire un LC mongols mais va devoir pivoter pour affronter ma ligne de cavalerie moyenne. Le surnombre est pour moi et je finirais par les détruire.

Sur l'aile droite, je vais parvenir à ralentir les Varegues qui ne combattront pas de la partie. Sa ligne étant maintenant assez avancée, la Garde du Khan affaiblit sa cavalerie lourde par les tirs puis encaisse la charge. je vais parvenir à le prendre de flanc par une unité de cavalerie en retraite et une unité de LI va amener un débord de l'autre côté (mais là, j'ai triché me semble t-il... à l'insu de mon plein gré bien sûr ! mes corps étant mélangés, il me semble après coup que j'ai bougé ce LI avec des PC d'un autre corps...). Enfin, je vais réussir à faire en sorte que les 3 autres cavaliers lourds byzantins engagent le reste de ma cavalerie moyenne (élite tout de même !) dans de bonnes conditions : une partie a été affaiblie par les tirs et j'ai un débord de l'autre côté... A mon extrême droite, je vais charger ses LI javelot avec un LC que j'avais laissé pour contourner l'étang mes celui-ci va aller retrouver ses aïeux dès le premier choc !

Et pour finir cette histoire, j'engage les combats dans une situation plutôt favorable, les dés ne vont pas m'être défavorables (ou plutôt Canis aura plusieurs dés défavorables en mêlée alors que de mon côté, mes petits dés ont plutôt été réalisés sur les tirs ou lorsqu'il ne pouvait en résulter des conséquences néfastes pour moi (gros surnombre). Enfin, la prise des bagages, la destruction du général de son petit corps de cavalerie et les pertes accumulés vont avoir raison de l'armée Byzantins.
Encore une fois, je me suis régalé dans la manœuvre même si je me suis, cette fois-ci un peu pris les pieds dans le tapis. Canis prend chaque jour un peu d'expérience et sera bientôt redoutable. Il a cette fois-ci, à mon sens, pêcher dans la façon de déployer ses corps (cavalerie - infanterie - cavalerie) qui s'est révélée un vrai gouffre à PC ! J'ai de mon côté fait de même puisque mon inversion de corps de cavalerie s'est avérée catastrophique en terme d'optimisation de PC (unités souvent hors de portée)...
Mais comme toujours à ce jeu, partie vraiment agréable, adversaire encore plus agréable (en dehors du fait qu'il m'ait laissé gagné... si ,si, Canis, je t'assure, le café est gratuit, tu ne me dois rien !) sur une excellente règle de jeu !

samedi 26 mars 2011

Les méfaits de Ti-Mur-ze-low


Yé-liu Song-kiu, fils de Yé-Liu King, le célèbre roi des Khitan Leao, admirait son père. Celui-ci venait d'infliger une cinglante défaite aux Chinois. Persuadé de posséder les mêmes dispositions militaires que ses aïeux, il décida de partir vers l'occident, à la tête de 5000 guerriers Khitans, dans l'espoir d'acquérir une réputation de vaillant général. Rien ne pu arrêter sa progression et il parvint donc, en cette année 980, aux frontières de l'Empire romain d'Orient... Byzance était en danger !

Et une petite partie supplémentaire, hier à la Ludothèque. J'y affrontais les superbes Byzantins d'El Francès. C'était sa première partie en budget 200 points. Vous trouverez son compte rendu (et une photo !) sur son blog, ici.
C'était donc la première partie de Philippe sur une grande table. Et malheureusement, il a oublié qu'il avait une petite armée (petit mais costaud !). Son armée Byzantine Nicéphore, en un corps de 2 cataphractes, 2 cavaliers lourds impact élite arc et 2 chevaliers normands, un corps d'infanterie lourde de 2 gardes Varegues, 2 skoutatoï lance/arc et un tirailleur, et un corps de deux cavaliers lourds impact, 2 cavaliers légers et un tirailleur, le tout démoralisant à... 17 éléments !
Cet "oubli" eu lieu lors de la phase fondamentale de mise en place du terrain. Non seulement il n'a pas essayé de poser un rivage, mais il n'a choisi que deux éléments dont une route (il était attaquant et avait choisi "Plaine"). De mon côté, je pris une colline douce et deux tous petits champs. Résultat : un beau champ de bataille complètement dégagé, avec, en plus, un bonus pour moi : une colline dans ma zone de déploiement...
Je déploie mes Khitans et Philippe ses Byzantins. Je suis tout de même impressionné : que du lourd et du costaud en face... Mais nos déploiements sont inversés : Sur mon aile gauche, je déploie 3 petits archers à cheval qui se retrouvent face à sa (première) force de frappe (cataphractes chevaliers et cavaliers couteau suisse). Sur mon aile gauche, je place 5 cavaliers lourds arc et 2 otages (levées sacrifiables) face à son petit corps (2 LC et 2 cavaliers lourds impact). Enfin, mon centre est constitué de ma cavalerie lourde Khitan (cavaliers lourds impact élite) que je place derrière la crête de la colline (ils passeront rapidement sur l'autre pente), le tout masqué par un rideau de 5 archers à cheval. Face à eux, l'infanterie lourde byzantine.

El Francès gagne l'initiative. Mais il avance lentement. C'est mon tour : je m'empresse de "scotcher" son gros corps monté avec mes 3 petits LC. Au centre, j'avance ma ligne de LC pour ralentir son infanterie, pendant que ma cavalerie d'élite reste tranquillement sur sa colline. Puis je prends les choses en main sur mon aile droite : 5 cavaliers lourds arc contre 2 LC et 2 cavaliers impact cela doit pouvoir passer. Et ça va bien se passer : Philippe recule devant moi ses LC et essaye d'envoyer ses cavaliers lourds en colonne ailleurs... Catastrophe pour lui : je charge ses LC et, pour une seconde fois (cela ne m'arrive que contre lui !), je fais 6 au dé de poursuite, ce qui me permet de prendre ses cavaliers lourds de flanc. Tout va aller maintenant très vite sur cette aile ce qui va me permettre de me rabattre sur son centre. Celui-ci progresse lentement, son général essayant au fur et à mesure de sa progression de rallier ses troupes qui perdent de la cohésion face aux tirs de mes archers à cheval. Ceux-ci essuient aussi des pertes et leur général est aussi très actif, en ralliant certains, en perdant d'autres. Mais mon objectif est atteint, son infanterie ne parviendra jamais au pied de la colline...
Enfin sur mon aile gauche, je scinde mon petit corps en deux : un archer à cheval parvient sans problème à contourner la cavalerie byzantine et va tranquillement aller piller le (superbe) camp ennemi. Pendant ce temps, les deux unités restantes vont parvenir à détacher les deux impétueux normands du groupe, les entrainant à l'autre bout de la table. Le reste de la cavalerie byzantine, cataphractes et cavaliers d'élite, parviendra tout de même à se joindre à l'infanterie, au pied de la colline, pour préparer une attaque coordonnée contre l'élite de la cavalerie Khitan... Mais il est trop tard : l'armée byzantine, ayant beaucoup souffert de mes tirs (plus le pillage du camp), démoralise avant cette attaque générale.

Rappelons-le, c'était une partie d'initiation et sans enjeu. J'ai donc regretté de ne pas avoir pu conseiller Philippe lors de la phase de pose du terrain : j'ai été surpris de son choix, mais ne connaissant pas sa composition, je ne m'attendais pas à le voir déployer une si petite armée sur un terrain aussi dégagé et donc, avec aucun de ses deux flancs suffisamment protégé. J'espère donc avant tout qu'il aura profité de cette partie pour bien intégrer son schéma de terrain, en vue des prochaines parties. L'objectif de telles parties, c'est justement de tenter des choses, de prendre des risques, puis de capitaliser rapidement sur les résultats de cette prise de risque ! Euh... ce n'est peut-être pas clair pour tout le monde (surtout Siaba ui n'écoute pas au fond de la classe, à côté du radiateur) mais je me comprends...
De mon côté, moi qui adore la manœuvre (j'avais pris un risque en ne jouant que de la cavalerie, à l'exception de 2 LI et 2 levées sacrifiables) je me suis régalé à faire virevolter mes cavaliers !

vendredi 25 mars 2011

Quelque part sur les rives de la Méditerranée...


Timurix, morne, restait pensif. Il ne pouvait rester sourd aux réquisitoires de ses chefs de tribus. Ce n’était pas la première fois que les Puniques de Siaba leur avaient vendu du vin frelaté. Cette fois-ci, plusieurs guerriers de Grosrix en étaient resté alités (voir ici le rapport de ces évènements). Et là, il ne pouvait que se rendre à l’évidence …
Ils étaient tous venus, entourés de leurs guerriers. Adomatos le taciturne, arrivé le matin même, à la tête de 43 braves. Parmi eux, le terrible Branco, un géant mesurant 6 pieds 3 pouces et qui maniait deux épées dont une, longue de près de 5 pieds, qu’il portait dans son dos… Et Acotios, qui était descendu des hautes terres, à la tête de 36 fiers montagnards, le regard sombre se faisant jour à travers les longues tresses de leurs chevelures. Et Drago qui avait pu réunir une quarantaine de ses jeunes exhibant leurs tatouages sur leurs torses dénudés, ce qui ne laissait pas indifférentes les jeunes femmes de la région… Et Camelos, à la tête de trois douzaines de redoutables vétérans dont l’équipement, tout particulièrement les casques et les quelques chemises de mailles, faisait l’admiration des plus jeunes. Il pouvait aussi compter sur les tribus des plaines, celles de Vandelos, de Belbos et de Boduoc dont les quelques guerriers montés lui assuraient une fière cavalerie… D’ici demain, avec toutes les tribus qui devaient les rejoindre dans la nuit, il aura réuni quelques milliers d’hommes. Cela devrait suffire... espérons-le !
Timurix leva le bras pour calmer l’assistance. Il reprit son souffle puis lança de sa voix caverneuse : “qu’il en soit ainsi !”.

Timurix avait formé 3 corps homogènes pour pouvoir espérer manœuvrer ses guerriers indisciplinés... Sur son aile gauche, la cavalerie, élite de l'armée. Au centre, son infanterie en ordre serré avec, y compris deux unités de terribles Soldurii, le tout en 7 unités, suivies par 2 hordes de femmes et anciens décidés à motiver de leurs gourdins les plus timorés de leurs guerriers... Cette infanterie était protégée par une ligne de tirailleurs, formée de jeunes adolescents qui voulaient acquérir gloire et réputation. Enfin, son aile droite était composée des hommes des hautes terres, habitués aux terrains accidentés, 6 unités combattants en ordre lâche.
Face à sa cavalerie, la terrible Charrerie punique, élite parmi les élites ! 4 unités flanquées de quelques cavaliers lybiens et numides. Le centre de Siaba était formé de sa phalange expérimentée, les deux unités de phalange sacrée au centre. Son centre était bien sûr protégé par ses incontournables tirailleurs baléares et lybiens. Enfin, son aile gauche était composée d'un ramassis de mercenaires : peltastes grecs, scutarii ibères et mercenaires celtes, formant 6 unités plus ou moins indisciplinées.

Les deux armées étaient relativement équilibrées. Sur le papier, les Chars puniques avaient l'avantage sur les cavaliers gaulois alors qu'au centre, le nombre et l'impétuosité celte devrait faire la différence. Les stratégies des deux adversaires s'avérèrent équivalentes, et relativement basiques : le fort devait progresser le plus rapidement possible vers le faible, de façon à obtenir la décision en ce point, pendant que le faible devait tenter de tenir le plus longtemps possible face au fort !
A ce jeu-là, c'est la charrerie punique qui parvint le plus rapidement sur ses vis-à-vis. Mais la cavalerie celte était aussi formée d'unités d'élite qui soutinrent le choc. Sur l'autre aile, les montagnards arrivèrent rapidement au contact des mercenaires puniques.
Au centre, la progression des Gaulois fut plus lente et les combats s'engagèrent entre les deux lignes de tirailleurs.

L'aile gauche punique céda rapidement face aux terribles montagnards, bien assistés de Belenos. Pendant ce temps, l'aile droite de Siaba parvenait enfin à venir à bout de la cavalerie celte. La décision allait donc se jouer au centre... Timurix mit fin au combat de tirailleurs qui s'éternisait et lâcha sa ligne d'infanterie sur la phalange punique, Soldurii contre phalange sacrée, guerriers gaulois contre lanciers lybiens.
Belenos et Taranis était décidément aux côtés de Timurix. La charge gauloise fut terrible, les Soldurii enfonçant la phalange sacrée, alors qu'à droite, quelques montagnards venus en soutien, réduisaient une partie des lybiens au silence.
La victoire revint à Timurix mais il en paya le prix fort... Une héroïque unité de mercenaires celtes au service de Carthage (que ces renégats aillent brûler dans les forges de Taranis !), étant parvenu à détruite son adversaire immédiat des hautes terres, parvint à prendre de dos une seconde unité et à la détruire. Les vainqueurs terminèrent la bataille à un petit poil de la démoralisation totale ! Heureusement, femmes et enfants surent maintenir le moral vacillant de leurs époux et de leurs fils...

jeudi 24 mars 2011

29 avril 1091, Combat d'arrière-garde


Le 28 avril 1091 sera à marquer d'une pierre. Au pied du Lebounion, avec nos alliés Byzantins, nous avons écrasé ces stupides Pechenegs et pris leurs terres, leurs tentes, leurs femmes et leurs enfants... Mais nous ne sommes pas de jeunes écervelés... qui se fierait à un Byzantin ? La grande armée coumane s'est donc évanouie, la nuit venue. Mais moi, Qara-lengt, lame noire, avec mes guerriers Kipchaks et les Alains de Saran, nous avons décidé d'amasser un peu plus de butin. Nous avons suivis nos anciens alliés et, bien nous en a pris ! Nous avons vite repéré leur arrière-garde, menée par le terrible Canis Latrans. Celui-ci, méfiant, installa son camp, bien protégé par le fleuve Maritza à sa droite, et un petit lac profond à sa gauche qui encadraient une colline contre laquelle il adossa son infanterie. Il ne put déployer sa terrible cavalerie, tout de fer revêtue, dans cet espace confiné. Elle fut donc alignée, en deux corps, de l'autre côté du petit lac.

Mes invincibles guerriers Coumans et, ci-dessous, nos alliés Alains.
Je l'avoue, je ne m'attendais pas à faire face à une armée coupée en deux... À ma droite, l'infanterie protégeant le camp de Canis, entre le fleuve et le petit lac, et à ma gauche, ses deux corps de cavalerie lourde. Mais le déploiement que j'avais prévu s'avéra pertinent : un petit corps d'archers à cheval avait mission, sur ma gauche, d'harceler l'infanterie ennemie. J'avais placé les Alains de Saran au centre, cavaliers impétueux masqués par une ligne d'archers à cheval. Moi-même et ma cavalerie noble, flanqués de quelques archers à cheval et une unité de tirailleurs à pied, avions pris place à droite, à cheval entre la plaine et un champ verdoyant.
Lorsque les Kavallaroï et les Klibanoroï de Canis apparurent face à nous, ne le cachons pas, un frisson parcourut notre échine. J'avais l'initiative mais Saran, impressionné par ce mur de fer, refusa de bouger ! J'envoyais vite mon aile gauche ralentir l'infanterie ennemie pendant que je progressais lentement, avec mon corps, en essayant de convaincre Saran de me suivre.
Canis voulut profiter de cet hésitation dans nos lignes, il avança ses deux corps de cavalerie, protégés par un rideau de javeliniers et d'archers à cheval Pechenegues.
J'essayais une fois de plus convaincre Saran de me soutenir, mais il resta sourd à mes promesses et à mes menaces. Il me fallait pourtant essayer de garder l'initiative. Je tentais donc une petite manœuvre de débordement, sur le flanc gauche ennemi. Puis je plaçais mes cavaliers d'élite, lourdement protégés alignés à la lisière du champ, occupés par une petite unité d'archers à pied et quelques archers à cheval.
Dans le même temps, Canis dût ralentir son avance pour réorganiser sa ligne. Un front compact de 3 unités de Klibanophoroï, cataphractes lourdement protégés, et 6 unités de Kavallaroï, dont 3 d'élites me faisaient maintenant face. Et je n'avais à lui opposer que 4 régiments de cavaliers d'élite et 2 régiments de cavaliers peu protégés.
Heureusement, c'est à ce moment même que Saran prit son parti. Sensible à mes récriminations, il se décida à donner l'ordre à sa ligne de s'avancer. Cinq unités de cavaliers lourds, impatients d'en découdre, s'ébranlèrent, protégés par un rideau d'archers à cheval. Et c'est à Saran que revint le privilège d'encaisser la charge des terribles cataphractes byzantins !
La bataille fut longue et très disputée. Les tirs affutés de mes archers affaiblirent bien la ligne ennemie mais Canis, infatigable, courrait à droite et à gauche pour rallier ses troupes. Heureusement, j'avais le nombre pour moi. Sur l'autre aile, l'infanterie ennemie, pourtant nombreuse (2 régiments de Varegues et 3 régiments de Skoutatoï), ne voulut prendre le risque de démasquer son camp, face à mes 4 unités d'archers à cheval. Ce surnombre que je parvins donc à dégager, sur l'aile droite, me permis de remporter une victoire, pourtant chèrement acquise.

mardi 22 mars 2011

Coumans, Bulgares, Russes 15mm

Côté peinture, encore un peu de 15mm. Il s'agit de Russes de la gamme Alexandre Nevski de Mirliton. Pour moi, ce seront des Coumans ou des Bulgares. D'ailleurs, certaines de ces figurines sont clairement des représentations de Nobles de ces peuplades... Côté compatibilité, ils sont grands par rapport à mes Touller, ou aux Ghulams de Khurassans miniatures, mais compatibles avec les cavaliers Essex. Et ils sont superbes !
Leur baptême du feu, c'est pour ce soir... Car je vais aligner des Coumans face aux Byzantins de Laurent.



samedi 19 mars 2011

Quelques Mongols & Timourides de plus

Les Tigres de Rabastens se mettent de plus en plus à AdG. Du coup "grosse" semaine ! Mardi partie contre Laurent/Canis, jeudi contre Sébatstien/Siaba (si, même lui se met au 15 mm !) et vendredi contre Fabien/El Presidente...
Je sortirais donc du Khitan contre les Byzantins de Laurent (ou si j'ai le temps de faire des plaquettes qui me manquent, des Coumans, qui seront plus historiques), mes Gaulois contre les Carthaginois de Siaba et je ne sais pas encore quoi contre le Président.
En attendant, je me suis donc remis à peindre un peu de 15mm... j'ai terminé le soclage de mes yourtes mongoles, fait un second éléphant timouride et, enfin, terminé mes otages pour mes Mongols, Timourides et Khitans... Le tout (sauf les Yourtes Baueda) en Touller bien sûr...

Je vais maintenant attaquer quelques cavaliers Ghulams et Russes/Alains, pour varier mes armées à peu de frais puis les Afghans qui me manquent pour les Timourides...

vendredi 18 mars 2011

Quelques coups de cuillère à Pau


Grâce à Jeff-Attila (qui terminera 4e du tournoi avec ses Carthaginois), voici quelques photos de Pau :

Commandant Keller et ses Coréens 3 royaumes. Inquiet ou confiant ? les pertes semblent s'accumuler de son côté mais il est difficile de voir celles de son adversaire... La table dégagée semble laisser libre cours à quelques manœuvres.

El Francès et ses Byzantins Nicéphore qui se gratte la tête... pendant que son adversaire compte ses pertes. Sa chevalerie semble souffrir...

Timur, votre serviteur, qui semble un peu crispé, face au vainqueur du tournoi avec ses Chinois Yuan. Bataille frontale sans aucune finesse, qui finira par un match nul sanglant...

Merci, Jeff, pour ce reportage photo !